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DL du 4 octobre 2014

Une ouverture du tunnel en 2026 ou 2027 est possible pour Lyon­Turin ferroviaire

Le tunnelier progresse dans une roche dure, gneiss ou micaschiste, qui autorise une avancée d’une dizaine de mètres par jour. Photo Le DL/Sylvain MUSCIO

Le 8 octobre, les ministres des Transports français et italiens doivent se rencontrer pour faire progresser l’évolution du statut de Lyon Turin ferroviaire.À la fin de l’année, LTF ne sera plus chargé seulement des études, mais aussi de la réalisation et de l’exploitation de la nouvelle liaison ferroviaire entre Saint Jean de Maurienne et Susa. Le 26 février au plus tard, la France et l’Italie auront répondu à l’appel à projet lancé par l’Europe, ce qui ouvrira la voie à un financement communautaire à hauteur de 40 %, et au début des travaux du tunnel. Le percement du grand tunnel prendra de 10 à 12 ans Le président Hubert du Mesnil indiquait, hier, sur le chantier de la Maddalena à Chiomonte (Italie), que LTF formulerait des propositions permettant d’envisager une fin de chantier « proche de 20262027  ». C’est l’hypothèse optimiste, puisque le percement et l’équipement des deux tubes doivent durer de 10 à 12 ans.Mais c’est aussi une sorte de signal envoyé à l’Europe « qui nous presse de faire ce projet, qui est convaincue qu’il faut moderniser le réseau ferroviaire, que les trains ne doivent pas s’arrêter parce qu’il y a une frontière ou un col à franchir ». En attendant, les travaux de reconnaissance se poursuivent. La galerie de la Maddalena, qui servira d’accès au tunnel pour le matériel de creusement, l’énergie et plus tard les secours en cas de besoin, a presque atteint le kilomètre et demi. À Saint Martin la Porte, en Maurienne, un nouveau chantier s’ouvrira en janvier, dans une zone géologique beaucoup plus complexe. « Les gens qui percent des tunnels sont humbles et savent prendre leur temps face à la nature », sourit Hubert du Mesnil, qui voudrait tout de même tarder le moins possible. Frédéric THIERS

LA PHRASE

Le LyonTurin aura capacité à reporter sur le rail l’équivalent de deux millions de poids lourds par an, et donc à éviter environ deux millions de tonnes de rejets polluants chaque année  Louis Besson, président de la commission intergouvernementale

L’INFO EN+ COMMENT LE TUNNEL DE BASE SERA FINANCÉ ?

Le coût de la liaison entre Saint-Jean-de-Maurienne et Susa (65 km dont 57 en tunnel) est estimé à 8,5 milliards d’euros, montant à faire certifier par un organisme indépendant. L’Europe apportera 40%, l’Italie 35%, la France 25%. Le percement en lui-même sera assumé intégralement sur les fonds publics, seuls capables de prendre en charge l’aléa géologique. La partie “équipement” (rails, signalisation, etc.) dont la rentabilité est plus facile à apprécier, pourrait être financée dans le cadre d’un “partenariat publicprivé”. Cette partie du chantier occuperait les trois dernières années.

Le seul passage ferroviaire entre est et ouest de l’Europe

Hubert du Mesnil, président de Lyon-Turin ferroviaire, entouré du directeur général Maurizio Bufalini et du directeur des travaux, Piergiuseppe Gilli. Photo Le DL/S.M. Le président de LTF résume en quelques chiffres l’équation : « La vitesse moyenne du fret ferroviaire est de 20 km/h, celle de la route 70 km/h. Mais un camion, c’est une trentaine de tonnes.Le train est donc rentable quand il est lourd et rapide ». Ce qui, pour lui, ne pourra être obtenu, entre l’Italie et la France, que par la nouvelle ligne. Louis Besson, président de la commission intergouvernementale pour le Lyon Turin, estime lui aussi que le recours à la ligne actuelle est un leurre : « Sa récente modernisation n’a en rien réussi à lui redonner son attractivité perdue  », constate t il dans un récent document de synthèse sur le projet. Quant à la rentabilité du Lyon Turin, pour Hubert du Mesnil, elle doit s’apprécier au sens public, incluant les bénéfices sociaux, économiques et environnementaux. « On a le droit de penser qu’il n’y aura, ou qu’il ne doit plus jamais y avoir, de croissance en Europe », reconnaît il en faisant allusion à certains opposants au projet ; « mais sur l’ensemble du trafic alpin, aujourd’hui, il n’y a pas de baisse ». Seulement entre France et Italie. Le LyonTurin est à l’axe Est Ouest ce que les tunnels suisses sont à l’axe Nord Sud de l’Europe. Lire en page 40 le reportage de Georges Bourquard au tunnel du Gothard.

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