AccueilRestez informésRevue de presseDL du 29 septembre 2014

DL du 29 septembre 2014

Dans la nuit de samedi à dimanche, un exercice de sécurité a eu lieu dans le tunnel du Fréjus, faisant intervenir Français et Italiens Double scénario catastrophe dans le tunnel du Fréjus ce week­end

De la cellule de crise dans les locaux de la SFTRF à l’hôpital de campagne installé à la sortie du tunnel, tous les acteurs ont pris l’exercice au sérieux. Photos Le DL/A.B-M.

Une trentaine de participants et une cinquantaine d’intervenants (sapeurs pompiers, gendarmerie française et police italienne…) ont pris part,dans la nuit de samedi à dimanche, à un exercice grandeur nature, sous le tunnel transfrontalier du Fréjus. Fermé à la circulation de 22 heures à 2 heures, il a été la scène d’un scénario catastrophe. « Un incendie se déclare sur une voiture située presqu’à la frontière, tandis que trente personnes se trouvent dans le tunnel », détaille le responsable de l’organisation de l’exercice et chef de groupement formation au Fréjus, Pierre Benoit Ancelin. 204 caméras avec détection d’incident pour surveiller les 12,87 kilomètres de tunnel Dans le centre opérationnel, côté français, c’est l’occasion de vérifier l’efficacité des nouveaux équipements. « Depuis quelques mois, nous avons installé des barrières, tous les deux kilomètres. Dès qu’une alerte est déclenchée, elles s’abaissent et bloquent la circulation  »,détaille le directeur adjoint du Groupement d’exploitation du Fréjus,Christian Gaiottino. Pour surveiller les 12,87 kilomètres de tunnel, les agents peuvent compter sur 204 caméras avec détection d’incident. « Dès qu’il y a un dégagement de fumée, un piéton, un ralentissement, ou qu’une caméra détecte un problème, l’image apparaît sur les écrans de contrôle », complète Pierre Benoit Ancelin. Alors que l’alerte est déclenchée, les secours s’activent des deux côtés du tunnel. « On est en contact permanent grâce, notamment, à un tableau blanc interactif. En se connectant dessus, on partage, avec eux, en direct, les informations que les intervenants nous font remonter », précise t il. Un dispositif visible également depuis la cellule de crise de la préfecture et le centre opérationnel de gendarmerie. Sur le terrain, un hôpital de campagne est dressé par les agents de la SFTRF, tandis que les gendarmes mettent en place la prise en charge des victimes.Dans les bureaux, le sous préfet, Guy Fitzer, et le maire de Modane, Jean Claude Raffin, sont présents. En temps normal, ils sont alertés dès qu’un dispositif de crise est mis en place. En fin de soirée, ils ont été rejoints par le préfet Éric Jalon. Ce dernier a souhaité compliquer l’opération par un exercice de sûreté.Les acteurs ont dû gérer la découverte d’un colis suspect et lancer les procédures adéquates. À 2 heures du matin, la circulation a pu reprendre dans un tunnel sûr. Agnès BRIANÇON MARJOLLET

Le préfet, Éric Jalon : « encore plus attentifs actuellement »

Le préfet de la Savoie, Éric Jalon, a fait un premier bilan de l’exercice avec les intervenants, dans la nuit de samedi à dimanche : « Nous avons identifié quelques difficultés de communication entre le centre opérationnel ici au Fréjus, et celui de la préfecture. Elles seront vite réglées ». Concernant le double exercice, « j’ai souhaité ajouter une dimension “sûreté” par rapport au contexte actuel. Aujourd’hui, la vigilance est renforcée sur tous les sites sensibles comme ceux recevant du public, les lieux de culte. J’ai voulu vérifier les réflexes des acteurs sur le terrain. Une zone de frontière a des particularités à prendre en compte. En temps normal, nous avons une vigilance permanente. En ce moment, nous sommes encore plus attentifs que d’habitude ».

L’Association des victimes du Mont-Blanc présente

Dans le centre opérationnel, côté français, ils n’étaient pas des observateurs comme les autres. Quatre membres de l’Association des familles des victimes du tunnel du Mont Blanc (l’incendie, le 24 mars 1999, avait fait 39 victimes) ont suivi toute la soirée depuis le centre opérationnel. « Notre association veut rester vigilante afin que ce drame ne se reproduise pas. On participe régulièrement à des exercices », explique Yves Denis. Venus de Valence, de Voiron et du Loiret, ils ont vécu une soirée riche en émotion : « Il y en a toujours, c’est évident. On croise souvent des sapeurs pompiers qui sont allés au Mont Blanc, en renfort. Ils nous en parlent encore car c’est un drame qui les a marqués ».

 Haut de page

Restez informés

Informations pratiques

  • Plan de la ville
    Plan de la ville
  • Valfréjus
    Valfréjus
  • Urgence et pratique
    Urgence et pratique
  • Annuaires
    Annuaires
  • Transports
    Transports
  • Location de salles / matériel
    Location de salles / matériel
  • Marchés
    Marchés
  • Nouveaux Modanais
    Nouveaux Modanais