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DL du 28/12/2015

MODANE DEPUIS L’ÉTAT D’URGENCE, AU TUNNEL DU FRÉJUS ET DANS LES TRAINS Contrôles de police serrés à la frontière

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Depuis les attentats du 13 novembre, la Police aux frontières (Paf) est sur les dents. Reportage à Modane, au tunnel du Fréjus et à Bardonecchia. Au tunnel du Fréjus, le personnel de la Paf traque les situations irrégulière

Contrôles de rigueur

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Jusqu’à nouvel ordre, plus personne n’entre ni ne sort du territoire français sans passer par la case contrôle. Photos Le DL/Sylvain MUSCIO

Onze heures, lundi matin.  Sur la plateforme française du tunnel du Fréjus, les policiers sont à pied d’oeuvre. Depuis l’état d’urgence décrété par le gouvernement après les attentats du 13 novembre, ils se relaient 24 heures sur 24 pour vérifier les identités. Car, jusqu’à nouvel ordre, plus personne n’entre ni ne sort du territoire français  sans montrer patte blanche. Un gros véhicule immatriculé en Italie se présente. À son bord, un chauffeur  transalpin et une famille  de ressortissants de Singapour. En provenance de Milan, il conduit ses clients à Tignes. Les vérifications  d’identité vont prendre de longues minutes. Une loupe sera même nécessaire sur l’un des passeports qui comporte de nombreux tampons. À l’intérieur de la voiture, tout le monde attend patiemment. Si l’état d’urgence est  prolongé, l’organisation aux frontières va se  complexifier « Les gens se plient très facilement aux contrôles, ils comprennent  », remarque un policier. « De notre côté, on essaie de ne pas importuner les gens. Notamment les frontaliers qui passent deux fois par jour pour leur travail. On les a repérés et tout va plus vite. » Mais la vigilance des policiers ne s’arrête pas pour autant. Un peu plus tôt dans la matinée, elle leur a permis d’interpeller un ressortissant roumain qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Condamné à cinq ans de prison pour vol à main armée en France, l’homme voulait gagner l’Italie. Il a été présenté dans la foulée à un juge chambérien avant d’être incarcéré au centre de détention d’Aiton. « Ces contrôles nous permettent aussi de mettre la main sur des personnes recherchées  dans d’autres pays  », relève le commissaire  Laurent Astruc, directeur  départemental de la Police aux frontières. « Hier, nous avons interpellé un autre Roumain qui avait été condamné à plusieurs années de prison en Italie pour le même type de faits. » Malgré tout, depuis le 18 novembre, si des personnes en situation irrégulière se risquent encore à passer la frontière, elles sont de moins en moins nombreuses, selon les policiers. « Ça commence à se savoir  », remarque les hommes de la Paf, qui doivent quand même faire face à des afflux parfois importants au début du tunnel  et poursuivre des vérifications plus poussées dans certains cas. Comme des plaques d’immatricu­ lation ou des papiers suspects. Conséquence pour les 140 personnels de la Paf : des congés annulés pour pallier le surplus de travail. En outre, les policiers savoyards bénéficient de renforts lyonnais. En attendant des jours meilleurs  ? Si l’état d’urgence, fixé pour l’instant à trois mois, devait être prolongé, l’organisation  aux frontières pourrait peut-­être se complexifier. Sylviane GARCIN

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Le TGV Milan-Paris particulièrement surveillé

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Il n’y a pas qu’au tunnel autoroutier du Fréjus que les contrôles sont renforcés. Le TGV Milan-­Paris  fait l’objet d’une surveillance toute particulière.  À l’aller comme au retour. Les policiers français, parfois avec leurs homologues  italiens, vérifient les identités des passagers entre Bardonechia et Modane ou à la gare de Saint-­Jean-­de-­Maurienne.  Dans le sens Italie – France, c’est d’ailleurs dans leurs locaux modanais que les fonctionnaires de la Police aux frontières débarquent les voyageurs sans papiers ou faisant l’objet d’une fiche de recherche. Là, tout est centralisé.  Depuis les attentats de Paris, les contrôles sont quasiment systématiques. Difficile d’échapper à la vigilance des policiers. Dans les wagons qu’ils arpentent  parfois rapidement, ils ont les yeux sur tout et repèrent rapidement  des comportements suspects. Pour les voyageurs  qui n’ont rien à se reprocher, leur présence est au contraire sécurisante. « Comme à l’entrée du tunnel, les gens se plient facilement aux contrôles   », remarque un policier. « Surtout depuis l’état d’urgence. » Le renforcement de la sécurité n’empêche pourtant pas ceux qui sont prêts à tout pour entrer ou sortir du territoire à monter dans les trains. La preuve, même ce jour­-là, il ne se passe  pas une journée sans interpellation. S.G.

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