AccueilRestez informésRevue de presseDL du 23/05/2014

DL du 23/05/2014

Située à la frontière, Modane a vécu au rythme des changements européens

Située à 13 kilomètres de la première ville italienne – Bardonnechia – Modane est la dernière ville française avant le passage en Italie par le tunnel du Fréjus. Jusqu’au 1er janvier 1993 et l’ouverture des frontières, la commune est un arrêt obligatoire pour les particuliers et les professionnels se rendant en Italie. À l’autoport du Freney, les transitaires ont installé leurs bureaux. Ils prennent en charge les procédures administratives que les transporteurs doivent effectuer avant de passer la frontière. Les commerces et les restaurants sont nombreux pour accueillir les voyageurs. Dans le service des douanes et à la police aux frontières, les effectifs sont conséquents, proportionnels à l’activité des lieux. L’ouverture des frontières, le 1er janvier 1993, marque le début d’une phase difficile pour la ville désormais sans frontière. « Cela a entraîné la suppression de 1 000 emplois, principalement dans les entreprises des transitaires. Pour les services, comme les douanes ou à la SNCF, il y a eu des reclassements ou des mutations. Rien que sur l’autoport du Freney, ce sont  200 emplois en moins », rappelle l’actuel maire, Jean-Claude Raffin. Une ouverture des frontières qui se répercute aussi dans les fermetures de classes. « Entre Modane et Fourneaux, en 20 ans, ce sont 12 fermetures de classe car beaucoup de familles sont parties », comptabilise le maire. En 1992, Modane affiche 4 500 habitants. « Cette année, on vient de passer au-dessous des 3 500. » Et dans certains quartiers, les logements vides sont nombreux. Cependant, le maire croit en l’Europe. « Elle aide au financement, notamment du Lyon-­Turin, mais aussi dans plusieurs dossiers. Aujourd’hui, c’est la seule structure qui possède encore des fonds. Elle nous facilite aussi le travail avec les Italiens. » Jean-­Claude Raffin considère que « Modane a encore des caractéristiques de ville frontière. 80 personnes de la  police aux frontières et des douaniers travaillent toujours ici. Tout n’a pas été supprimé lors de l’ouverture des frontières.De même,si on a la chance d’avoir trois arrêts de TGV, c’est grâce à notre position frontalière », rappelle ­t-il. « L’Europe est une bonne chose pour poursuivre notre développement ». A.B­M.

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