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DL du 20/01/2016

Hommage aux morts et aux sauveteurs

LE MINISTRE DE LA DÉFENSE ÉTAIT HIER SUR LE SITE DE L’AVALANCHE

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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu, hier, à Saint-Jean-de-Maurienne et Modane pour se recueillir devant les corps des légionnaires tués dans l’avalanche de Valfréjus. Il a également salué l’engagement de tous les sauveteurs qui ont participé aux secours et s’est entretenu avec les rescapés.

JeanYves Le Drian s’est rendu, hier, sur les lieux de l’avalanche qui a emporté, lundi aprèsmidi, à Valfréjus, 18 légionnaires à l’entraînement et tué cinq d’entre eux

Hommage du ministre de la Défense aux cinq victimes

Beaucoup de pudeur, hier matin, dans la station de Valfréjus

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Au moment de quitter le Gam et mettre un terme à sa visite en Maurienne, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s’est longuement entretenu avec le général de la 27e brigade d’infanterie de montagne, Hervé Bizeul. Photos Le DL/Thierry GUILLOT

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Le général Hervé Bizeul, commandant la 27e BIM a reconnu, implicitement, que les légionnaires n’étaient pas forcément des skieurs aguerris puisqu’ils étaient précisément là pour se former. . Au poste de secours de Modane, Jean-Yves Le Drian a salué les secouristes intervenus lundi, CRS, PGHM et pisteurs de la station de Valfréjus.

Au Groupement d’aguerrissement de montagne, après avoir rencontré le ministre de la Défense à l’écart des regards, les rescapés de l’avalanche ont rejoint leurs logements.

Les différentes unités de secours qui sont intervenues sur l’avalanche étaient présentes, hier matin, pour accueillir le ministre de la Défense sur la drop zone de Modane.

Des nivologues sont venus, hier matin, expertiser le manteau neigeux. Leurs conclusions serviront l’enquête de gendarmerie.

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Sur notre photo on observe de chaque côté de l’éperon à droite les deux cassures qui ont provoqué l’avalanche. Celle-ci a, alors, dévalé dans le goulet.

Hier, Valfréjus a repris vie après le drame de la montagne qu’elle a vécu lundi. Non pas que les cinq militaires qui ont perdu la vie dans l’avalanche du secteur du Petit Argentier soient déjà oubliés, mais c’est ainsi. La station a rouvert normalement son domaine skiable, après l’avoir fermé lundi en urgence en raison de la réquisition des pisteurs secouristes sur les recherches. Ce mardi, on a même croisé un randonneur à ski en train de traverser la station, sans grande envie de commenter l’actualité de la veille. Au restaurant d’altitude Punta Bagna, situé au sommet des pistes, le service a également repris comme si de rien n’était. Une vingtaine de clients et le personnel avaient été évacués vers 15 heures, lundi après l’annonce de la fermeture du domaine skiable. Pour le maire de Modane Jean Claude Raffin, l’avalanche sur son territoire, même hors piste, c’est un nouveau coup dur pour sa station. « Le début de saison a déjà été compliqué en raison du manque de neige entre Noël et le jour de l’an. Une période qui représente 20 % du chiffre d’affaires de la station. Et depuis lundi, le nom de Valfréjus est associé pour quelque temps à une catastrophe, un drame. Ce n’est pas le genre de publicité que l’on attend. » Il faut dire que la station a vu débarquer grand nombre de médias. Mais outre l’aspect économique, le maire a été très touché par le drame en lui même. Il avait mis à disposition la salle polyvalente pour accueillir les rescapés. « J’ai ressenti beaucoup d’émotion. Personnels et bénévoles, tous ceux qui se sont occupés de ces militaires très marqués se souviendront longtemps de cette journée. » Julien Noël, directeur du domaine skiable, le premier. « Les secours ont été très compliqués et très longs car c’était une avalanche de grande ampleur avec un nombre exceptionnel de victimes. » Très long pour s’assurer que tout le monde avait été récupéré, mais aussi parce que la nourriture éparpillée a désorienté les chiens. Autre problème rencontré  : les sonneries de détecteurs de victimes d’avalanche qui se déclenchaient en même temps. » Hier matin, les opérationnels sont remontés sur site pour récupérer le matériel laissé. Des experts en nivologie sont montés également pour faire une étude du manteau neigeux et essayer d’établir le scénario qui a déclenché l’avalanche. Ghislaine GERBELOT

« L’itinéraire était vraiment dangereux »

Régis Tuaillon, pisteur-secouriste artificier sur le secteur du Punta Bagna fait partie des premiers secouristes à être intervenu sur l’avalanche.

Régis Tuaillon, pisteur secouriste artificier sur le secteur du Punta Bagna est l’un des premiers à être intervenu sur les lieux de l’avalanche de Valfréjus. « On a été appelés pour une recherche Arva. » Les militaires étant tous équipés de détecteurs de victimes d’avalanches, les six pisteurs secouristes ont pu repérer rapidement les victimes. Ils sont descendus en ski jusqu’au pied de la coulée, puis sont remontés sur une centaine de mètres plus haut où ont été retrouvés, notamment, les corps de trois militaires décédés. « Ils étaient sous un mètre de neige environ.  » Mais grâce à la rapidité de leur intervention, ils sont arrivés à réanimer un skieur. Les pisteurs ont été rejoints par les policiers de la CRS Alpes avant que ne soit appelé en renfort le PGHM. « C’était suicidaire de partir avec un groupe » Les militaires rescapés les ont aidés. « C’était un peu la panique. Ils ont participé aux recherches comme ils pouvaient parce qu’ils n’avaient pas vraiment la culture montagnarde », confie Régis Tuaillon. Lui qui côtoie la montagne quotidiennement, porte un regard sévère sur les conditions dans lesquelles se sont aventurés le groupe et son encadrement. « Ils ne savent pas se servir d’un Arva, ils ne savent pas skier. Pour certains, ils avaient trois jours de ski. » Rien à voir avec les spécialistes de la montagne décrits la veille par le préfet, selon lui. « Avec les vents de la semaine précédente, l’itinéraire était vraiment dangereux. » Le spécialiste de la prévention en vient à douter que le bulletin d’estimation du risque d’avalanche ait été consulté. Et ces jeunes militaires lui ont semblé inexpérimentés. « C’était suicidaire de partir avec un groupe, surtout de 50 personnes.  » « Leur niveau était largement suffisant », a affirmé hier le général Hervé Bizeul, à la tête de la 27e brigade d’infanterie de montagne, au cours de la visite du ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian au Groupement d’aguerrissement en montagne de Modane, où séjournent les légionnaires. Il a précisé cependant que certains étaient « moins expérimentés que d’autres. » Rien d’anormal pour des gens en formation atil souligné.

Pour Christian Grange, ce drame est incomparable

Le conseiller départemental, Christian Grange est également moniteur de ski. Il a une bonne connaissance de la montagne. Hier, au Groupement d’aguerrissement de Modane, il mettait en garde contre une comparaison facile. « Ce qu’il s’est passé au Petit Argentier ne peut pas être comparé avec ce qu’il se passe tous les jours avec des clients et des guides professionnels. Nous sommes dans le cas d’un groupe de militaires qui est à l’entraînement. Ils devaient se déployer en troupe, comme ils le feraient dans une zone de conflit ». Pour accentuer ses propos, il rappelle que, dans le cas d’une randonnée ou d’une sortie en ski, « il y a des règles et les professionnels sont là pour les faire appliquer à leurs clients. Les militaires, eux, étaient en situation de conflit. Dans ce cas, les règles ne sont plus les mêmes ». Bien qu’hébergés au Groupement d’aguerrissement de montagne, les militaires du 2e Régiment étranger de génie de Saint Christol (Vaucluse) sont partis à l’entraînement avec leurs propres instructeurs.

« Dès que l’un était sorti, il se mettait à aider les autres. Ils en ont sauvé beaucoup »

Après avoir salué les secouristes et pisteurs à la DZ de Modane, le ministre de la Défense s’est rendu au Groupement d’aguerrissement de montagne, là où sont logés les rescapés de l’avalanche. Cette rencontre a eu lieu à l’écart des caméras et des micros, dans un grand bâtiment. Le président du Syndicat du Pays de Maurienne, regroupant l’ensemble des communes de la vallée, Yves Durbet y a assisté. « Le ministre a été très attentif. Il voulait savoir comment ils avaient vécu cet épisode, comment ça s’était passé. Qu’ils expliquent précisément les choses. Ils ont évoqué le déroulement des faits. Mais, on sent que ce sont des militaires ». Il évoque notamment un groupe très soudé : « L’armée, c’est déjà quelque chose. Mais, la Légion, c’est une arme pas comme les autres. Il y a une solidarité très forte, une cohésion importante. Quand le ministre leur a demandé de parler, instinctivement, ils ont resserré le cercle, ils se sont rapprochés les uns des autres pour raconter ce qu’ils avaient vécu ». Dans ce récit, Yves Durbet a appris « qu’ils ont tous cherché à sauver les autres. Dès que l’un était sorti, il se mettait à aider les autres. Ils en ont sauvé beaucoup de camarades comme ça ». Quant à l’avenir du groupe, « ils parlent déjà de repartir rapidement pour des missions en Afrique ».

À l’hôpital de Saint-Jean-de-Maurienne : « Un moment de très grande émotion »

Hier, après s’être recueilli devant les cinq dépouilles des militaires, le ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, s’est rendu à l’hôpital de Saint Jean de Maurienne, où cinq blessés étaient encore soignés. L’ensemble de la délégation a été accueilli par la directrice de l’hôpital, Chantal Vincendet et le maire, Pierre Marie Charvoz. Ce dernier a assisté aux rencontres entre le ministre et les militaires. « À chaque fois, cela a été un moment de très grande émotion. Le ministre est allé parler avec chacun d’eux pendant de longues minutes. Ce qu’ils se sont dit, je ne sais pas. Je me suis mis en retrait. Le ministre a vraiment pris le temps de discuter ». Lundi, quand l’avalanche s’est déclenchée, le maire était avec le sous préfet à l’hôpital. « On avait prévu une visite pour lui faire découvrir l’établissement. Quand l’alerte a été donnée, la mobilisation a été immédiate. Des médecins de l’hôpital sont partis sur les lieux avec l’hélicoptère pendant que d’autres revenaient de repos pour donner un coup de main. Je salue leur travail et leur réactivité », souligne le maire, Pierre Marie Charvoz.

La directrice, Chantal Vincendet, le préfet, Denis Labbé et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s’apprêtent à rentrer dans le centre hospitalier.

Des fleurs déposées sur les grilles

Installé dans le quartier de Loutraz, de l’autre côté de l’Arc, le Groupement d’aguerrissement de montagne est important dans le coeur des habitants de Modane. Hier, ils étaient quelques- uns à être venus déposer des fleurs sur les grilles de l’enceinte militaire, en mémoire des cinq légionnaires morts dans l’avalanche.

Une foule de médias et une conférence de presse en direct

L’avalanche du Petit Argentier a mobilisé, pendant deux jours, de nombreux médias de toute la France. Hier, c’est en direct que plusieurs chaînes d’information en continu que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a donné sa conférence de presse. Face à lui, une foule de caméras et de micros que le mess du Groupement d’aguerrissement en montagne n’avait pas connu depuis longtemps.

L’hommage aux militaires tués dans l’avalanche

Au lendemain du drame au cours duquel cinq légionnaires du Vaucluse ont trouvé la mort, Jean- Yves Le Drian s’est rendu hier à Saint-Jean-de- Maurienne et à Modane, en Savoie, pour se recueillir auprès de dépouilles des victimes, saluer les secours et s’entretenir avec les militaires.

Le ministre de La Défense Jean Yves Le Drian était en Savoie, hier, après l’avalanche de Valfréjus qui a fait cinq morts et neuf blessés au sein du 2e régiment étranger de génie d’assaut de Saint Christol (Vaucluse). « Un bilan lourd » atil précisé. Il est allé, en début d’après midi, se recueillir devant les dépouilles des légionnaires emportés par la coulée de neige, dans un salon de pompes funèbres de Saint Jean de Maurienne, avant de s’entretenir avec plusieurs victimes à l’hôpital de la ville. Deux autres, plus sérieusement touchés, sont hospitalisés à Grenoble. La visite du ministre s’est poursuivie au détachement aérien de la gendarmerie de Modane pour saluer les secouristes intervenus sur les recherches  : les hommes de la CRS, du PGHM, les pisteurs secouristes et les sapeurs pompiers. Il a mis en avant la rapidité et l’efficacité des interventions. Il a salué tout particulièrement les pisteurs de la station de Valfréjus. « Ils ont été les premiers sur les lieux ». Puis, en s’adressant à un policier de la CRS Alpes intervenue juste après les pisteurs secouristes  : « Il y a eu une très grande réactivité à tous égards. » « Ma place ne pouvait être qu’à leurs côtés » Le ministre a également souligné le soutien apporté aux soldats par le maire de Modane et son équipe, qui les ont rassemblés dans une salle polyvalente de la station pour leur apporter du réconfort. La visite ministérielle s’est terminée à quelque centaine de mètres de la DZ (« dropping zone », la zone d’atterrissage), au Groupement d’aguerrissement en montagne (GAM). Là où séjournent encore actuellement les légionnaires, avec lesquels il a tenu également à s’entretenir. « Dans ces instants tragiques, ma place ne pouvait être qu’à leurs côtés.  » Ces militaires se trouvaient dans une zone hors piste dans le cadre d’une format i o n montagne p o u r l’acquisition du brevet de skieur militaire. « L’entraînement militaire comporte nécessairement des risques surtout dans un milieu comme la montagne qui peut être hostile. C’est le sens de ces exercices en conditions réelles » a t il rappelé. Une visite pleine d’émotion et de reconnaissance pour le ministre de la Défense qui a souligné que l’enquête confiée au parquet d’Albertville démontrera « si les risques pris lundi ont été appréciés avec les précautions qui doivent s’imposer. » Ghislaine GERBELOT

Jean-Yves Le Drian a félicité les secouristes pour leur très grande réactivité. Photo Le DL / Thierry GUILLO

L’enquête devra vérifier le bon respect des normes d’entraînement

Ce sont en tout 18 légionnaires qui ont été emportés lundi, peu après 13 heures, sur les pentes hors pistes du col du Petit Argentier. Parmi ces victimes, figuraient un Français d’origine malgache, un Népalais, un Albanais, un Italien et un Moldave, selon l’AFP. Ils étaient âgés de 21 à 33 ans. Ils faisaient partie d’un détachement de 51 militaires du 2e régiment étranger de génie de la 27e brigade d’infanterie de montagne. Alors que l’enquête ne fait que commencer, avec les premières auditions, la question de l’encadrement se pose. « Les militaires étaient encadrés normalement par trois chefs de détachement qui représentent la chaîne de compétence montagne  » a assuré, hier, un général de l’armée. Les 51 skieurs se suivaient sur le secteur où s’est déclenchée l’avalanche, mais les distances étaient respectées, selon le militaire. « Entre le premier et les derniers, il y avait peut être 500 mètres. Ils étaient répartis en plusieurs groupes avec des distances entre eux. » Le parquet d’Albertville, qui a diligenté une enquête confiée à la section de recherche de Chambéry, devra vérifier si les normes d’entraînement ont été respectées, a souligné le ministre de la Défense. Si des infractions pénales devaient être relevées, c’est alors le parquet de Lyon, à compétence militaire, qui reprendrait le dossier. Hier, des experts en nivologie se sont rendus sur la coulée de neige pour effectuer une étude stratigraphique du manteau neigeux. Des autopsies des corps doivent avoir lieu aujourd’hui.

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