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DL du 19/09/2018

Une cérémonie en mémoire des victimes du bombardement du 17 septembre 1943

Lundi soir, une cérémonie, devant le monument aux morts de Modane, a rappelé la mémoire des 58 victimes civiles du bombardement du 17 septembre 1943, il y a 75 ans. Le maire, Jean-Claude Raffin, a rappelé les événements de cette terrible nuit où l’armée anglo-américaine, voulant détruire la gare, a visé trop long. Résultat : une ville en cendres, 58 vies perdues, et des Modanais exilés un peu partout en Savoie et ailleurs. Photo Le DL/Frédéric THIERS

Il y a trois quarts de siècle, Modane était écrasée sous les bombes

À Modane, l’automne ne pourra jamais être la saison de la seule libération. Lundi soir, une cérémonie, devant le monument aux morts, a rappelé la mémoire des 58 victimes civiles du bombardement du 17 septembre 1943. Soixante quinze ans déjà… « Les témoins nous quittent », devait rappeler, lors de son allocution, Jean Claude Raffin, ce qui rend d’autant plus indispensable de rappeler ces événements dramatiques. Le maire a lu un passage de “Si Modane m’était conté” qu’on aurait pu croire extrait d’un reportage actuel sur la Syrie. C’est pourtant la nuit terrible du 17 septembre 1943 que ces pages racontent, l’effroi des Modanais saisis, à 1 h 30 du matin, par le fracas des bombes. On connaît l’histoire : l’escadre anglo-américaine voulait détruire la gare, mais a visé trop long. Résultat : une ville en cendres, 58 vies perdues, et des Modanais exilés un peu partout en Savoie et ailleurs. Les Forniolins aussi d’ailleurs, ce qui fait que le second raid, le 11 novembre, qui touchera la gare, ne fera que très peu de victimes : il n’y avait plus personne. Ces réfugiés, d’abord regroupés à Saint Jean de Maurienne avant d’essaimer, n’ont pas toujours été bien reçus, mais globalement, la solidarité a joué. « L’histoire se répète dans le monde, ailleurs », constate Jean Claude Raffin, « à nous d’assurer maintenant notre part de fraternité ». L’autre volet symbolique de cette commémoration est la transmission aux jeunes. Cinq d’entre eux, auxquels Christian Facon, maître de cérémonie, avait précisé leur rôle, ont aidé les maires Jean Claude Raffin et François Chemin, puis le sous-préfet Frédéric Sautron, à porter les gerbes jusqu’aux pieds du monument. Ils acquièrent ainsi un peu de la mémoire collective qui, rappelle le représentant de l’État, reste « le ciment de la mémoire individuelle ». Frédéric THIERS

Le monument Barret inaccessible cette année

D’ordinaire, la cérémonie de septembre est double, et débute par un dépôt de gerbe au monument à la mémoire de Gabriel Barret, lieutenant FFI tué, comme l’a rappelé François Chemin, à Arplane, par un éclat d’obus, lors des combats pour la libération de Modane. Cette année, les travaux de la ligne THT France Italie n’auraient pas permis un accès facile à la stèle, près de l’entrée monumentale du tunnel ferroviaire, et la cérémonie a donc été annulée. Les deux événements sont pourtant intimement liés, à une année d’intervalle presque jour pour jour. « Les libérateurs sont entrés dans une ville en ruine  », insiste le maire de Fourneaux. Les stigmates du 17 septembre 1943 étaient là, encore béants, le 14 septembre 1944, et personne n’avait le coeur à faire la fête.

Enfants, porte-drapeaux, anciens combattants et autorités devant le monument aux morts. Ci-dessous, deux des écoliers accompagnent Frédéric Sautron, sous-préfet, au moment de déposer la gerbe aux pieds du monument aux morts. Photos LeDL/F.T.

L’exposition “Poèmes argentiques” à découvrir jusqu’au 10 novembre

Jusqu’au 10 novembre, le Muséobar présente une nouvelle exposition d’Elisa Fuksa-Anselme. Une vingtaine de ses oeuvres, réunies sous l’intitulé “Poèmes argentiques”, sont visibles dans le hall. Maître de conférences à l’université d’arts plastiques de la Sorbonne jusqu’en 2011, Elisa Fuksa Anselme est désormais installée en Maurienne et se consacre entièrement à sa pratique artistique où se conjuguent la photographie, la peinture et l’écriture.

Muséobar : 04 79 59 64 23. Jusqu’au 10 novembre, les mardis et mercredi de 15 heures à 19 heures, les jeudis, vendredis et samedis de 10 heures à midi et de 15 heures à 19 heures.

Au GRAC, l’atelier “Le papillon bleu” reprend ses cours

L’atelier de peinture fait sa rentrée le mardi 25 septembre à l’Ecal, place de l’Europe, à Modane. Apprentissages possibles  : dessin, aquarelle, pastel, acrylique et huile. Les cours s’adressent aux adultes, adolescents et enfants, à partir de 7 ans.

Horaires : adultes et adolescents : le mardi ou le mercredi de 14 heures à 16 heures, le mardi de 20 heures à 22 heures. Enfants : le mardi ou le mercredi de 17 h 15 à 18 h 45. Pour tous renseignements : 06 51 29 86 49 ou par mail : papbleu chez free.fr

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