AccueilRestez informésRevue de presseDL du 16/07/2019

DL du 16/07/2019

Après la coulée de boue de Saint-Michel-de-Maurienne, l’éboulement de La Praz La fermeture de la ligne ferroviaire est prolongée

Envisagée pour vendredi par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, lui-même, la réouverture semble devoir être repoussée, mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la coulée de boue du 2 juillet.

A u niveau des Sordières, la voie ferrée est toute propre, bien remise en état. Un train de chantier y circule. Lundi matin, Guillaume Pepy, président de la SNCF, et Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau, annonçaient aux députés Émilie Bonnivard (LR), Joël Giraud (LREM) et Patrick Mignola (MoDem) que les travaux étaient allés plus vite que prévu : boues évacuées, rochers stabilisés. La confirmation devait intervenir ce mardi matin, à 10 heures : réouverture vendredi, dès 8 heures, avec une limitation de vitesse à 60 km/h sur un bref tronçon, et de manière provisoire. Patatras ! Voilà qu’un autre chantier vient changer la donne. Ce lundi, le Département de la Savoie a fait procéder, à quelques kilomètres en amont de Modane, à un tir de mine dans une paroi rocheuse qui menace, elle aussi, la voie ferrée, l’autoroute A43, et la RD 1 006 qui est d’ailleurs, au droit de ce site, fermée depuis plusieurs mois. Les annonces reportées « à une date ultérieure » Le délai supplémentaire tient-il seulement aux échanges d’informations entre les services du Département et ceux de la SNCF sur les résultats du tir de mine ou, comme semble l’indiquer un communiqué de SNCF Réseau, à « d’autres tirs de mine s’avèrent nécessaires pour purger totalement la falaise » ? En tout cas, toutes les annonces sont reportées. Le trafic de substitution est maintenu, confirme Guillaume Pepy. Au lieu de trois allersretours par jour Paris-Milan, un seul, qui s’arrête à SaintJean-de-Maurienne à 21 h 15 (deux le samedi). Un transfert par bus est assuré jusqu’à Modane, o % les Italiens prennent le relais. Dans l’autre sens, le bus part de Modane à 16 h 30. « Ce train était initialement destiné [aux] voyageurs disposant déjà d’un billet », reconnaît Guillaume Pepy. « Pour tenir compte de la demande spécifique des élus et professionnels du tourisme de Maurienne, SNCF a décidé d’ouvrir les ventes sur cet aller-retour spécialement affecté pour la vallée de la Maurienne, ainsi que pour desservir le Briançonnais via Oulx et Bardonecchia ». Frédéric THIERS

Chaque mardi de l’été, partez avec nous à la découverte des légendes de nos départements La légende de Notre-Dame de Charmaix

Dans le temps, non loin de Modane, une petite chapelle à flanc de montagne attirait de nombreux dévots. Son histoire étonnante, tout le monde la connaît dans la région, et pour cause, elle tient du miracle…

N otre histoire prend pied au Moyen Âge, près de Modane. À cette époque, la statue de Notre-Dame de Charmaix logeait modestement dans la roche. L’abri qui lui servait de maison était simplement, depuis toujours, un petit oratoire taillé à même la montagne. Il dominait par sa situation géographique, et surplombait un petit torrent agile et gracieux. L’abri sommaire préservait des a f f r e s d u t e m p s l a Vierge Mar i e . L’e n - droit était si r e n o m m é que tous ceux qui s’en allaient de la Maurienne vers le Piémont se devaient d’aller y poser un genou à terre. Ce si modeste oratoire était l’attention de bien des processions, de nombreux pèlerinages et dévotions quotidiennes. Le lieu était tellement visité que les habitants de la région décidèrent d’offrir à la Vierge un abri plus adapté tant à la statue et qu’aux fidèles. Les Modanais prirent donc la décision de déplacer la statue, le temps des travaux. Elle fut donc installée en grande pompe sur l’autel de l’église. Mais stupeur, le lendemain matin, une bigote sortit de l’église en hurlant : la Vierge avait disparu ! Tous les habitants croyant au vol de la statue, une chaîne de prière vit le jour pour retrouver la sculpture perdue. Un voyageur ne tarda pas d’arriver à Modane, annonçant benoîtement que la Vierge était dans sa niche, à Charmaix. Elle était donc revenue à sa place, toute seule ! Convaincus que la Vierge leur montrait son attachement à la montagne, les habitants de Modane décidèrent alors de chercher un l i e u p l u s adapté, c’està-dire moins isolé et sauv a g e , q u e Charmaix. Ils trouvèr e n t d o n c une petite e s p l a n a d e qui surplombait l’Arc, parfaite pour leur projet. Ils dessinèrent un croquis du petit monument, choisirent des artisans locaux pour la construction de la chapelle, et firent monter les matériaux, non sans mal. Lorsque la réalisation se concrétisa, que le chantier avait déjà bien démarré, il fut unanimement décidé qu’il fallait remonter la statue de la Vierge Marie dans un petit abri provisoire, qui avait été fait juste à côté de la chapelle en devenir. Mais quelle surprise, le lendemain : la Vierge s’était encore volatilisée ! Après maintes recherches, des habitants retrouvèrent la statue dans son abri de pierre, à Charmaix. Mais comble de la surprise, la Vierge avait amené avec elle tous les matériaux de construction prévus initialement pour la chapelle audessus de l’Arc. Incrédules et sans voix, les Modanais présents reprirent la statue et revinrent le lendemain, en nombre, pour récupérer les matériaux de construction, et tout rapporter sur la terrasse au-dessus de l’Arc. Mais le surlendemain, la statue avait encore disparu. Elle était une fois de plus revenue à Charmaix, dans son logement de fortune. Comble de cette situation ubuesque, un ouvrier voulant savoir ce qui se passait la nuit - et voulant démasquer le petit plaisantin qui tourmentait le village -, resta sur le chantier. Lassé d’attendre le fait magique ou le trublion qui déplaçait tout ce bazar, il s’endormit sur une large poutre, qui devait servir pour la charpente. Lui aussi fut miraculeusement déplacé à Charmaix, endormi sur son lit de fortune. Mais enfin, que se passait-il ? Qui pouvait bien les aider au sujet de cette affaire si étrange, qui faisait l’objet de conversations à tous les carrefours et au coin du feu de toutes les masures de la région ? Les habitants s’en allèrent donc voir le curé du village, certains que lui seul pouvait avoir la solution à cette affaire diabolique. L’homme de foi, replet et jovial, leur dit alors : « Il me semble que la Vierge vous adresse un message assez clair : c’est à Charmaix qu’elle veut voir édifier une chapelle, pas ailleurs. Sa mission est de protéger les nombreux voyageurs qui font ce périlleux chemin entre nos deux régions. » Ragaillardis, les habitants ramenèrent donc la Vierge dans son petit oratoire, à Charmaix. Avec le temps et les nombreux passages, ce dernier se dégrada franchement. Au XVe siècle, une belle chapelle fut construite, à l’endroit même de l’ancien oratoire. L’endroit était tellement couru que l’évêque offrit des indulgences à tous les pèlerins qui viendraient prier Notre-Dame de Charmaix. Puis il fallut agrandir la chapelle, et bâtir un pont pour faciliter son accès. La famille de Savoie vint même à Charmaix pour voir cette étonnante chapelle, et constater la dévotion populaire des Savoyards pour cette Vierge. Cette chapelle existe toujours. Vous pouvez, vous aussi, aller visiter cet endroit étonnant. Et qui sait, un jour, si vous vous endormez au pied de la Vierge, elle vous ramènera peu-têtre chez vous…

Au Moyen Âge, près de Modane, l’abri qui servait de maison à la sculpture religieuse était simplement, depuis toujours, un petit oratoire taillé à même la montagne. Illustration PHALIPPOU

 Haut de page

Restez informés

Informations pratiques

  • Plan de la ville
    Plan de la ville
  • Valfréjus
    Valfréjus
  • Urgence et pratique
    Urgence et pratique
  • Annuaires
    Annuaires
  • Transports
    Transports
  • Location de salles / matériel
    Location de salles / matériel
  • Marchés
    Marchés
  • Nouveaux Modanais
    Nouveaux Modanais
  • Acces à la webcam - JPEG - 242.5 ko