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DL du 14/09/2018

À Modane, quatre expositions en une au Muséobar

Le Muséobar propose, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, quatre expositions. “Le siècle de papier” revient sur l’histoire des papeteries Matussière à Modane Fourneaux. “Les déracinés” reprend des anecdotes et des photos sur ceux qui sont passés par ici et ceux d’ici qui sont partis au loin. L’exposition sur la naissance de la ville frontière au son des pianos mécaniques est toujours visible. Sans oublier l’exposition temporaire “Les poèmes argentiques”

Samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h ; dimanche de 14 h à 19 h. Entrée gratuite.

Dans le quartier de la gare, le Muséobar propose quatre expositions à découvrir ce week-end. Photo archives LeDL

Xavier Lett : “du Grand Arc aux Levanna, la Maurienne est haute de bas en haut”

Xavier Lett s’était déjà signalé par un raid au long cours de chez lui jusqu’en Alsace, au pays d’origine de sa famille. Grand marcheur devant l’Éternel, l’élu, et artiste, a réalisé un nouveau rêve, randonner jusqu’à Aiton avec son nécessaire à aquarelle. Six jours de marche, d’observation, et aussi de surprises. 1erjour : un drone un peu trop curieux Comment qualifier autrement, en effet, cette rencontre avec un drone, au soir du premier jour ? Après une petite erreur de topographie qui lui avait coûté du temps de marche en plus, Xavier Lett était en train d’écrire et peindre : « Je contemple la vallée, c’était mon but de voir en haut une vallée que j’ai parcourue depuis plus de soixante ans, en train, en bus et en voiture  ». Mais de là être observé soir même… « Un drone vient me voir avec une insistance intrusive. Si j’étais chasseur et armé… » 2e jour : une petite incursion en Tarentaise Le lendemain, des chalets du Thyl au chalet de Varlosière, Xavier Lett se paiera le luxe d’une petite invasion de la Tarentaise. Ce sera aussi l’occasion de rencontres  : deux vététistes, et un couple de randonneurs dont un photographe animalier. La veille, ça tombe bien, l’élu randonneur avait été survolé deux fois par un aigle, et le matin avait croisé six biches. Autant de sujets de discussion, qui ne feront pas obstacle à l’aquarelle vespérale… 3e jour : rencontre avec de jeunes retraités Le lendemain, il avait prévu une longue étape : huit heures, du chalet de Varlosière au mac du Loup, à Montaimont, soit 900 mètres de dénivelé positif via les cols du Bonnet du Prêtre et de Valbuch. C’était le retour en Maurienne… avec un itinéraire pas si bien indiqué que cela. Une fois le chemin retrouvé, Xavier Lett attaque la très longue descente depuis le col de Valbuch : « il faut traverser d’énormes cônes d’avalanche, ils sont encore là à proximité des premières maisons de Montaimont ». Au bivouac, encore ne rencontre  : « deux néo retraités de Saint Jean de Maurienne, je leur dis le but de ma marche, on parle de la Maurienne et je leur raconte L’Esseillon où ils sont allés  ». 4e jour : “non, je n’ai pas peur du loup” Au départ de son périple, Xavier Lett l’avait comparé à la lecture d’un livre. « J’ai parcouru aujourd’hui un long et merveilleux chapitre  », avoue-t-il à propos de son quatrième jour. Une première rencontre avec un autre randonneur, qui lui demande si, vu la longueur de son expédition, il n’a pas peur du loup. Un souvenir ressurgit, « ma rencontre singulière avec le loup, il y a trois ans, un matin de décembre à Bessans : il m’a toisé et il est reparti, dédaigneux…  » 5e jour : “la Maurienne est haute de partout” Plus loin, le promeneur pas toujours solitaire croira reconnaître le hameau de Saint François Longchamp où il avait séjourné, en classe de neige, il y a cinquante-quatre ans. Les conditions de vie y étaient sans doute moins spartiates que celles que Xavier Lett a rencontrées ce soir-là  : la “Cabane de la pierre des chasseurs”, où il comptait dormir, était fermée… Euh… en fait non, Cette fameuse cabane, il la trouvera juste un peu plus loin, au début de sa marche du cinquième jour. « Je retrouve les marques jaunes et rouges du Tour de la Lauzière. Pour un sentier balcon, c’est le plus spectaculaire que j’aie fait depuis celui sur le Mékong ! » C’est aussi le moment où Xavier Lett décide de mettre une demi-journée de plus pour arriver à bon port : il dormira au chalet de la Vénitier, à Montsapey. Une réflexion en passant : « l’appellation Haute Maurienne ne veut pas dire grand chose, la Maurienne est haute du haut jusqu’en bas, du Grand Arc aux Levanna  ». Son seul chamois de cette petite semaine, Xavier Lett l’a croisé au-dessus d’ Aiguebelle… 6e jour : le chemin de Montfort s’est dérobé… Au cours des premiers de ces derniers pas, le randonneur rencontre un groupe de jeunes campeurs qui font chauffer le café sur le feu. « Ils sont maçons et restaurent le chalet de la Tour pour le compte de l’association “Montsapey avenir et patrimoine” ». Il ne lui reste qu’à vivre le seul regret de son voyage : Xavier Lett aurait aimé arriver à Aiton par Montfort, qui fut le nom de Saint André, son village de départ, sous la Révolution, quand il n’y avait plus de “saint”… Propos recueillis par Frédéric THIERS

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