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DL du 06/01/2015

Le Museobar se penche sur les dessous affriolants de la contrebande en jupon

Au Museobar, on connaît bien Jérome Phalippou. C e t a n c i e n d o u a n i e r, aujourd’hui conseiller du Musée de la vieille douane de Châtel (Haute­-Savoie), avait déjà présenté à Modane, en 2008, une autre exposition, “De cols en combes”, consacrée à un historique de la contrebande en montagne au XXe siècle. Le dossier est sensible dans une Maurienne dont les frontières ont beaucoup varié, mine de rien, lors des dernières décennies, et où les échanges entre vallées, même dépendant d’un pouvoir politique différent, étaient naturels depuis des générations. Là ou l’administration voyait de la contrebande, les gens du pays estimaient faire simplement du commerce… Jérome Phalippou revient cette fois avec un sujet plus léger, “Jupons et pacotilles, les dessous de la contrebande”. Le Museobar y a ajouté une vitrine avec quelques éléments locaux, glanés par Claudine Théolier. Certes, les femmes n’étaient pas de ces grands spécialistes qui, à l’instar d’un Blanc de Bonneval­-sur­-Arc, avaient réussi le pari de faire passer un troupeau de 400 têtes au nez et à la barbe des gabelous… Ces dames usaient d’autres artifices que leur connaissance du terrain. Comment, en effet, fouiller une accorte jeune femme quand on est un homme, affecté dans un poste de douane entre France et Suisse, ou Italie ? Or les femmes ne fu­ rent douanières à part entière que progressivement, à partir du début des années 60. Pour contourner la retenue palpatrice que la pudeur féminine impose, l’administration avait recours à des “dames visiteuses”, veuves de douanier, voire épouses, qui se chargeaient de mettre à nu, ou presque, les “personnes du sexe” que l’on soupçonnait de quelque trafic. Chignons, jupons, dessous en tout genre, tout y passait. C’est cette aventure que raconte l’exposition, en ne minimisant pas le fait qu’il ne s’agissait pas du trafic le plus important. Mais elle éclaire un aspect plaisant du commerce international… Frédéric THIERS

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Les femmes dans la Douane : une longue histoire À chaque problème humain, une solution technique… Cette supposée supériorité de la matière sur l’esprit a conduit la Douane, au début du XXe siècle, à utiliser les premiers appareils de radiographie pour tenter de dévoiler, au sens propre, les trafics. Mais outre la nécessité de faire appel à un personnel spécialisé, l’efficacité de ce procédé devait être bien limitée.Les billets de banque, par exemple, ne se détectent pas ainsi. Pour vraiment trouver, il était plus facile de recourir à du personnel féminin. Or les premières femmes n’intégrèrent la Doua­ne qu’en 1907, comme dactylographes. Les premières contrôleuses (à la statistique) arrivèrent en 1918. Les inspectrices (cadres) purent présenter le concours en 1960, année de l’arrivée des “hôtesses des douanes” dans les aéroports. Ensuite, peu à peu, les femmes purent évoluer dans la carrière, à tous les postes, comme les hommes. F.T.

Exposition ouverte au Museobar jusqu’en avril, mardi et mercredi de 15 à 19 heures, du jeudi au samedi de 10 à 12 heures et de 15 à 19 heures.

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