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DL du 05/01/2015

MODANE | MAROC | Le jeune homme est toujours en prison, sur des soupçons de djihadisme

On surnomme sa prison “Guantánamo II”, mais Charlotte Marchal, la sœur de Thomas, préfère rester discrète sur les conditions de vie de ce jeune Modanais de 22 ans, établi au Maroc pour vivre, dit-­il, sa foi musulmane. « Mon frère perd de plus en plus espoir au vu du nombre de Français déjà condamnés à des peines de prison alors que leur dossier était vide, comme celui de Thomas », concède-­t­-elle. Arrêté sur son lieu de travail, placé en garde à vue pendant treize jours, Thomas Marchal ne sait toujours pas ce qu’on lui reproche vraiment. Il en apprendra peut-­être un peu plus après-­demain, lors de la première audience de son procès, à huis clos. « Sa famille n’a pas le droit de venir, et Thomas n’aura même pas le droit de s’exprimer  », indique Charlotte. Tant Thomas Marchal lui-même que plusieurs membres de sa famille ont toujours nié une quelconque dérive terroriste. Pour eux, la conversion du jeune homme à l’islam résulte d’un parcours personnel et spirituel qui n’a rien à voir avec la politique et les conflits qui agitent l’Afrique du Nord, le Proche et le Moyen­-Orient. Mais le Maroc a semble-­t-­il décidé de mettre un coup d’arrêt à l’arrivée sur son sol d’Européens convertis. « Des Français arrivent plus nombreux de jour en jour dans cette prison », témoigne Charlotte Marchal, qui parvient à garder le contact avec son frère. La “protection consulaire” dont peut bénéficier le jeune homme de la part des autorités françaises est limitée : la justice marocaine est souveraine en son pays, et de plus les accords de coopération judiciaire sont suspendus. En revanche, Thomas Marchal est maintenant assisté par un avocat français. Son premier défenseur, marocain, n’était selon sa sœur pas du tout à la hauteur : une visite en deux mois à son client, plus de deux semaines pour faire parvenir à son confrère français les pièces du dossier. Celui­ci, selon sa sœur, « est vide ». Aucun élément matériel n’étayerait la participation à une entreprise terroriste ou l’”association de malfaiteurs”. « Il n’a rien à faire en détention provisoire ni en prison, si une peine doit être prononcée contre lui, assure-­t­-elle. Nous allons pouvoir entamer les procédures nécessaires à sa libération. » Frédéric THIERS

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