AccueilRestez informésRevue de presseDL du 04/11/2014

DL du 04/11/2014

Dans la nuit du 1er au 2 août, la zone artisanale de Modane avait subi la montée des eaux et la boue du ruisseau Saint­-Antoine Trois mois après la crue, il reste des dégâts

« On voyait arriver les vagues les unes après les autres » « La nuit, quand je me réveille, j’ai l’impression d’entendre le bruit des rochers charriés par la coulée de boue. C’était très impressionnant. » Trois mois après la crue du Saint­-Antoine, Georges Jacquemmoz, 80 ans, a retrouvé sa vie de retraité, entre ses trains et les travaux d’extérieur. Pourtant, des choses ont changé depuis cette nuit du mois d’août.« J’avais un portail sur cette façade, j’ai décidé de le condamner et de monter un mur, c’est plus sûr », explique­t­il. Au rez de ­chaussée de la bâtisse, les deux salles qui abritent ses trains électriques ont été très peu touchées. « J’avais très peur que tout soit détruit. Heureusement, les palettes, que je stocke sous le préau, sont venues se plaquer contre la fenêtre. Elles ont empêché à la boue de tout saccager », se rappelle-t-­il. Aujourd’hui, malgré le soleil de novembre, il a toujours en tête les images du mois d’août. « On voyait arriver les vagues les unes après les autres, ça ne s’arrêtait pas,c’est ça qui m’a fait peur. Il y avait les pierres qui éclataient contre la maison et les entrepôts », raconte-­t-­il. « Ce pont était trop petit pour le débit du ruisseau » Après la crue, Georges Jacquemmoz n’est pas resté à Modane. « Je suis parti pendant un mois et demi en Calabre. J’en avais marre, c’était difficile de voir la maison comme ça. Ce sont mes enfants et des amis qui ont tout nettoyé et changé les portes. C’est quand même la deuxième fois que je vivais une crue », rappelle­-t-­il. Sa femme, Josette, a également été marquée par la crue. « Dès qu’il pleut, elle se met à avoir peur que cela recommence. » La destruction du pont, à la mi­-août, a rassuré le couple. « J’ai été soulagé. Ce pont était trop petit pour le débit du ruisseau, c’était la deuxième crue à cause de ça. J’ai vraiment eu de la chance que la maison soit costaud », sourit Georges. A.B­M.

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Un entrepôt éventré, des morceaux de tôles qui balancent au rythme du vent et un amas de débris. C’est tout ce qui reste du bâtiment qui, le 1er août encore, abritait la vingtaine de bus de l’entreprise de transport Transdev. Sur l’autre rive, le bâtiment Filtech est plein de boue et de cartons éventrés. Quinze jours avant la crue, l’entreprise avait signé le contrat de location du site où elle devait stocker ses commandes. Entre les deux berges, le pont, mis en cause par les habitants, a disparu. Seule une passerelle piétonne permet de passer d’un côté à l’autre. Mais malgré cette impression d’immobilisme, la vie économique a repris. « Dès le lendemain, Transdev a récupéré des cars et a s s u r é s e s m i s s i o n s . Aujourd’hui, les véhicules sont garés sur un parking », détaille le maire, Jean­ Claude Raffin. Avec l’hiver, le manque de bâtiments va donc se faire sentir. « Des préfabriqués vont être installés pour que les chauffeurs aient un lieu où se reposer entre deux services », complète-­t-­il. Pour Filtech, la crue est arrivée au mauvais moment. « Elle est en pleine hausse d’activité et a besoin d’un entrepôt pour stocker  », informe Jean-­Claude Raffin. Une situation confirmée par la responsable de la production chez Filtech, Christine Lucas : « On a attendu le passage des experts. Le nettoyage du lieu aura lieu cette semaine. Pour le moment, on s’est re­ plié sur un autre bâtiment ». Selon le maire, la crue a déjà coûté 500 000 euros à la commune Les deux entreprises sont dans l’expectative : elles ne savent pas si le secteur va être déclaré inconstructible. « Notre première démarche a été de faire une demande d’obtention de fonds Barnier. Par ce processus, les entreprises récupèrent des fonds pour s’installer ailleurs. Les bâtiments sont rasés et le secteur devient inconstructible  », détaille le maire, Jean-­Claude Raffin. Cependant, les sociétés étant trop petites pour bénéficier de ces fonds, une dérogation a été demandée. « Nous sommes dans l’attente de l’accord ou non de cette dérogation. Tout le monde est suspendu à ça », précise le maire. En cas de refus, « les entreprises pourront alors voir si elles reconstruisent là ou si elles cherchent un autre terrain  », relève le maire. Selon ce dernier, la crue a déjà coûté 500 000 euros à la commune pour les trav a u x d e n e t t o y a g e . D’autres aménagements, plus importants, sont prévus. « On va doubler la capacité de la plage de dépôt actuelle et en créer une deuxième. Il va falloir aussi revoir l’aménagement des berges », comptabilise-­t-­il. Un programme lourd qui devrait s’étaler sur plusieurs années. Agnès BRIANÇON-­MARJOLLET

RAPPEL DES FAITS 1er AOÛT 2014 Vers 20 heures, un violent orage entraîne la création d’une coulée de boue dans le ruisseau du Saint- Antoine. Ce dernier déborde dans le bas de la zone artisanale de la commune. 17 AOÛT Accusé d’avoir amplifié le phénomène de crue, le pont entre les deux berges est détruit. Une passerelle piétonne le remplace. 2 OCTOBRE La commune de Modane est reconnue comme étant en état de catastrophe naturelle par le ministère de l’Intérieur.

LA PHRASE Deux heures avant le début de la crue, le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, m’a appelé pour que la ville accueille un départ d’étape. J’ai accepté tout de suite. S’il avait appelé le lendemain, j’aurais davantage réfléchi avant de dire oui.   Jean­-Claude Raffin Maire de Modane

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