AccueilRestez informésRevue de presseDL du 03/01/2020

DL du 03/01/2020

Avalanche de Valfréjus : un deuxième procès en appel

Les quatre prévenus avaient été condamnés à 2 et 3 ans de prison avec sursis

Les légionnaires du 2e REG de Saint-Christol (Vaucluse) contestent leur culpabilité retenue le 20 décembre par le tribunal de Lyon dans l’avalanche qui a tué six de leurs hommes en janvier 2016.

L’hélicoptère des secours a rapidement été dépêché sur les lieux du drame en ce 18 janvier 2016. Photo Le DL/ T. GUILLOT

ls avaient jusqu’au lundi 30 décembre pour faire appel du jugement du tribunal correctionnel de Lyon concernant l’avalanche meurtrière de Valfréjus (Savoie). Et ils ont attendu cette limite. Les quatre gradés du 2e régiment étranger du génie de Saint-Christol (Vaucluse) condamnés le 20 décembre dernier pour homicide et blessures involontaires ont décidé de contester les sanctions infligées, à savoir des peines de 2 à 3 ans de prison avec sursis. Dans leurs attendus, les magistrats ont estimé que la présence de ce détachement, « en nombre important (52 hommes) et lourdement chargé dans cette combe très exposée aux risques avalancheux, et sans respecter de distance de sécurité suffisante, résulte de la commission de plusieurs fautes directement en lien avec les conséquences dommageables que l’on sait. »

Le rapport d’expertise avait établi que l’avalanche de 600 m de long ayant emporté 18 militaires, avait été déclenchée par la progression du groupe de tête dans le couloir du Petit Argentier, près de la station de Valfréjus sur la commune de Modane. Ce 18 janvier 2016, six hommes avaient péri et huit autres furent blessés, dont un grièvement, durant cette formation. Ils étaient originaires d’Albanie, de Madagascar, d’Italie, de Moldavie, du Népal ou de Hongrie et âgés de 21 à 33 ans.

« Ce jugement n’est pas d’une grande limpidité »

Xavier Chantelot, avocat du commandant de la compagnie, Mathieu L, qui avait réuni deux sections et à qui il a été aussi reproché de n’avoir pas clairement défini l’objectif, rappelle que son client n’était pas sur le terrain durant cette sortie à la différence des trois autres gradés. « Ce jugement n’est pas d’une grande limpidité. Je ne vois pas en quoi on peut lui reprocher une responsabilité directe. Et je ne vois pas non plus de faute caractérisée. » L’officier a décidé de faire appel, tout comme au moins deux des trois autres prévenus. Parmi les fautes retenues à leur encontre : erreur d’orientation, manque de préparation et sous-estimation du risque d’avalanche.

Du côté des parties civiles, l’avocat albertvillois Me Maurice Bodecher, représentant la famille de Touré Lamarana (l’une de six victimes), estime que « les peines pénales prononcées étaient adaptées à la gravité des faits ». Reste que sur le plan civil, le tribunal n’a pas pu établir que les fautes commises par les cadres étaient personnelles et détachables de leur service et a estimé qu’il fallait donc en passer par une procédure administrative avec l’État. Pour les familles, ce deuxième procès sera l’occasion de réitérer leurs demandes de réparations en termes de dommages et intérêts.

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