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DL du 02/02/2021

Découvertes olympiques pour les collégiens

Cent élèves du collège La Vanoise de Modane ont essayé, ce lundi 1er février, le biathlon et le ski de fond handisport (disciplines olympique et paralympique) à l’occasion de la semaine de l’olympisme.

« Allez ! », « Allez la France ! », « À droite », « Non, l’autre droite », « Tout droit »… Il y avait (presque) autant d’enthousiasme ce lundi 1er février au départ des pistes de ski de fond de Sardières (Val-Cenis) que pour une compétition aux Jeux olympiques ou paralympiques. Dans le cadre de la semaine de l’olympisme, une centaine d’élèves de 4e du collège La Vanoise, de Modane, découvrent des disciplines olympiques et paralympiques, encadrés par leurs professeurs d’Éducation physique et sportive et des moniteurs de l’ESF d’Aussois.

Stéphanie Bérard, professeur d’EPS, rappelle que cette manifestation a été organisée parce que « le collège vient d’être labellisé “Génération 2024” (en rapport avec l’organisation des JO de Paris-2024) ». Ces deux journées (ce lundi puis mercredi 3 février) interviennent après un gros travail en classe, dans toutes les matières.

Les collégiens se sont essayés au ski de fond guidé « Les enfants ont tiré au sort un pays, ont fait des recherches sur les athlètes de ce pays, notamment leurs résultats aux derniers Jeux de PyeongChang (Corée du Sud) en 2018 et trouver une devise », racontait Stéphanie Bérard lundi matin à Sardières.

Les cérémonies d’ouverture et de clôtures ne peuvent pas se tenir dans les meilleures conditions du fait de la situation sanitaire, mais cela n’a pas empêché plusieurs dizaines de collégiens de Haute-Maurienne de se tester à deux disciplines : une olympique (le biathlon, au tir laser) et une paralympique (ski de fond guidé). Celui-ci était plutôt bien organisé : par groupes de deux, un collégien jouait le rôle du skieur voyant et guide, et son camarade le rôle du non-voyant (les yeux cachés par le bonnet). Le guide s’élançait, devançait le second (non-voyant) et le guidait par la voix. « Il faut lui parler non-stop », expliquait un autre professeur d’EPS aux élèves. « En compétition, ils parlent sans cesse. Si votre partenaire va et avance bien, il faut continuer à lui parler pour qu’il n’entende que votre voix. »

Du côté du biathlon, le parcours était composé d’une boucle de ski de fond, d’un pas de tir aménagé pour l’occasion et d’une boucle de pénalité (si les élèves ne réussissent pas deux tirs sur cinq tentés).

Stations : le cri d’alarme de Christian Simon

Le président de la Communauté de communes de Haute-Maurienne Vanoise (CCHMV) a écrit à Émilie Bonnivard, députée (LR) de la 3e circonscription, et aux sénateurs Cédric Vial et Martine Berthet, pour évoquer la crise que subit le tissu économique local à cause de la mise à l’arrêt des stations.

Christian Simon commence par un constat général, citant la baisse de 80 % sur le chiffre d’affaires de la plupart des commerces pendant les vacances de fin d’année. « Nous savons que vous avez fortement interpellé l’État qui a pris des mesures permettant de sécuriser certaines activités », reconnaît-il vis-à-vis des parlementaires, mais « nous sommes interpellés par des entrepreneurs sur des situations critiques », poursuit-il.

Ce sont les fameux “trous dans la raquette” des aides, ou, comme on voudra, des détails qui ne le sont pas pour tout le monde, mais où le Diable se niche. Christian Simon cite notamment les entreprises créées en 2020.

Par exemple cet hôtel, ouvert en septembre dernier avec son seul restaurant. Le chiffre d’affaires de référence qu’il peut présenter ne lui ouvre droit qu’à des aides qui sont loin d’atteindre ses frais fixes de plus de 10 000 euros par mois. Il y a aussi une boulangerie reprise en octobre, qui ne peut faire valoir le chiffre d’affaires des précédents exploitants. Christian Simon a réuni les chiffres : 188 établissements ont été créés l’an dernier sur le territoire, et rencontreront donc des difficultés d’indemnisation.

La CCHMV pense aussi aux loueurs en meublés non professionnels : « les propriétaires qui louent leurs biens de manière autonome, sans loyers, ne pourront plus faire face à leurs charges, leur défaut porterait un coup à l’offre locative » alors même que la communauté de communes a lancé une politique de soutien à la rénovation.

La crise n’est donc pas que ponctuelle, et risque de faire augmenter le nombre de “lits froids”, ce qui serait catastrophique à long terme pour le territoire.

Manifestants au tunnel du Fréjus : FO en appelle à Macron

Le syndicat a rassemblé, lundi 1er février, 120 manifestants sur la rampe d’accès au tunnel du Fréjus, avec un mot d’ordre : « Ouvrez ou payez. » La manifestation s’est déroulée sans incident.

Éric Becker ne veut même plus parler à un ministre : « Ils s’en foutent de ce qu’on raconte. » Le secrétaire fédéral “transport et logistique” de Force ouvrière (FO), chargé des remontées mécaniques et des saisonniers, ne voit plus que le sommet de l’État pour débloquer une situation que son syndicat juge ubuesque. Il est venu l’affirmer, avec environ 120 militants, en installant un barrage filtrant sur la rampe d’accès au tunnel du Fréjus, tout près du diffuseur de Valfréjus, lundi 1er février au matin.

« On ne peut pas accepter que des gens soient dépourvus de tout revenu »

L’absurde, pour FO, c’est de fermer les domaines skiables alors que les gens ne se contaminent pas sur les pistes et que les lieux de rassemblement du soir sont fermés à cause du couvre-feu. Et tant Éric Becker que Pierre Didio, secrétaire général de l’Union départementale de Savoie, le clament haut et fort, même si les autres syndicats ne s’aventurent pas sur ce terrain. À défaut, ils exigent que personne ne reste sur le carreau des indemnisations. Et là, selon eux, les « trous dans la raquette » sont béants.

« Si nous ne sommes pas plus nombreux aujourd’hui, c’est que les saisonniers ne sont pas là, constate Pierre Didio. Ils sont chez eux, à Rennes, à Bordeaux, à Paris. » Le système voulu par la ministre du Travail, Élisabeth Borne, a fait un flop : hors remontées mécaniques, les employeurs n’ont pas recruté leurs salariés pour les mettre au chômage partiel dans la foulée. « Comment voulez-vous qu’un restaurateur embauche cinq ou six personnes, sachant qu’il lui reste quand même 13 % du salaire à payer ? », constate le secrétaire général de l’UD73.

Le système d’indemnisation à 900 euros par mois existe, mais c’est, selon lui, une usine à gaz « avec deux pages d’explications que personne ne comprend ». Pour ceux qui passent à travers, il ne reste que le RSA, « mais ça dépend des revenus du foyer, n’ayez surtout pas un conjoint qui travaille ». « On ne peut pas accepter que des gens soient dépourvus de tout revenu », clame Éric Becker, qui craint aussi pour les permanents des remontées mécaniques : ils auront cet été moins de travail d’entretien à effectuer que les autres années.

La revendication est donc simple : une indemnisation sans condition du moment qu’on a été saisonnier en 2019. Elle sera portée jusqu’à Emmanuel Macron, que FO veut rencontrer, et en attendant, a été répétée toute une matinée durant, sous la neige tombant dru, avec pour premiers auditeurs les chauffeurs de poids lourds arrivant d’Italie.

Car si, côté France, ils ont dû patienter en bas de vallée, les autorités transalpines n’avaient pas interrompu le trafic. Les manifestants ne l’ont pas bloqué, faisant seulement attendre les véhicules quelques minutes.

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