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DL du 01/08/2014

Au Muséobar de Modane, les lettres des Poilus suscitent l’émotion des visiteurs et des organisateurs

C’est l’histoire d’un musée dépassé par le succès d’un appel à témoignage. En 2008, pour les 90 ans de l’armistice de la Grande guerre, les responsables du Muséobar ont lancé un appel à contributions. Les familles disposant d’objets, de lettres ou de photos évoquant cette période pouvaient les apporter au musée afin que celui­-ci en conserve une trace. « Nous avons été étonnés par le nombre de témoignages et d’objets qui nous ont été déposés. Sur cette base, nous avons choisi de réaliser 25 panneaux reprenant des extraits de lettres et de cartes postales », explique la responsable du musée, Claudine Théolier. Cette dernière a réceptionné l’ensemble des dons et des prêts des familles. « Certaines lettres sont très poignantes. On a retranscrit un grand nombre de courriers, dont ceux que Pierre Bernardet écrivait tous les deux jours à sa femme. Au fil des jours, on a eu l’impression de le connaître », souligne-­t­elle. Les écrits des soldats évoquent une guerre difficile, à laquelle ils ne s’attendaient pas. « C’est très intéressant car la Savoie était un gros réservoir de militaires pour les combats sur les secteurs chauds. Modane était aussi une ville où transitait un grand nombre de troupes internationales. Dans ces lettres, ceux qui sont restés parlent des soldats étrangers qu’ils voient passer », complète Claudine Théolier.

Agnès BRIANÇON­MARJOLLET

Au Muséobar, musée de la frontière de Modane, jusqu’au 15 novembre : mardi et mercredi de 15 h à 19 h ; jeudi, vendredi et samedi de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h ; dimanche de 15 h à 19 h.

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L’INFO EN + DES LETTRES POIGNANTES : EXTRAITS Lettre d’un jeune poilu, le 19.01.15 : “… la guerre commence à me faire chier, les pantalons rouges commencent à me dégoûter” (Coll. A. Prodon). Lettre d’Ernesto Tempo, fils de cheminot italien à Modane. Don de C. Martinon : front italien, septembre 1916. “Par grâce de Dieu et N. Dame du Charmaix je me trouve en très bonne santé. […] La besogne a été rude, j’ai passé des moments terribles, indescriptibles, incroyables, enfin tout est passé…” Lettre de Régis Mercier de Saint-André, don famille Henry : 26 octobre 1915. “La lutte continue avec acharnement beaucoup de ceux qui sont au front depuis le début, n’ont jamais vu de boucherie pareille, les boches s’acharnent pour reconquérir les positions que nous leur avons prises. Je n’avais encore jamais vu pleurer les officiers, c’est horrible.”

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