DL 21/12/2019

Annie Coste quitte Pré-Soleil pour la retraite

En 1983, elle intégrait les effectifs de l’hôpital, pour un remplacement de trois mois. Annie Coste n’est jamais repartie, mais elle a fait le choix de la Ville et de la résidence d’autonomie.

Outre le départ à la retraite, c’est aussi la médaille d’argent régionale, départementale et communale d’Annie Coste qui a été fêtée. Photo Le DL /F.T.

lle commence à prendre goût à la retraite, mais on l’appelle toujours. Officiellement, il est vrai, ça ne sera que le 1er janvier, mais même après, il est bien probable qu’on la sollicitera de temps en temps, tant sa connaissance du dossier est grande.

Annie Coste, a rappelé Jean-Claude Raffin jeudi soir lors du repas du personnel, a débuté par un petit contrat à mi-temps. Très vite elle a quitté l’hôpital pour le foyer-logement Pré-Soleil. Titularisée en 1986, elle y occupera tous les postes, et grimpera peu à peu dans la hiérarchie : accueil-secrétariat, chargée du personnel, puis des procédures d’accréditation pour l’évaluation des établissements.

Le bien-être des résidents, une préoccupation permanente En juillet 2013, hôpital et foyer-logement sont définitivement séparés. Le personnel doit être réparti. « J’ai tenu à vous garder », rappelle Jean-Claude Raffin. Nommée directrice du centre communal d’action sociale, Annie Coste aura à s’occuper, en plus de Pré-Soleil, de la cantine municipale, des loisirs, et des garderies de Modane et de Valfréjus dont elle suivra les dossiers. « J’ai découvert la petite enfance avec bonheur », sourit-elle.

Mais les anciens de la désormais “résidence d’autonomie” réclament encore toute son attention. Annie Coste défend le dossier de la modernisation de Pré-Soleil. Une cuisine, qui avait disparu, fait son retour. Cela se sait vite, et la structure retrouve de son attrait auprès des seniors, alors qu’elle avait, auparavant, du mal à remplir ses places.

Annie Coste salue aujourd’hui son équipe, « toujours prête à travailler pour le bien-être des résidents ». Elle entame désormais une nouvelle partie de sa vie, mais sans oublier l’ancienne.

Deux à trois ans de prison avec sursis pour les gradés

Deux capitaines et deux adjudants du 2e régiment étranger du génie de Saint-Christol (Vaucluse) ont été condamnés pour homicides involontaires vendredi à Lyon, 4 ans après le drame de Valfréjus (Savoie).

Lors du drame, le risque d’avalanche affiché allait de 3 (marqué) à 4 (fort). Archives photo archives Le DL/Thierry GUILLOT

Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Lyon, siégeant en formation militaire, a retenu la responsabilité des quatre cadres légionnaires, dans l’affaire de l’avalanche de Valfréjus (six morts, huit blessés dont deux graves) survenue dans la combe du petit Argentier le 18 janvier 2016, sur la commune de Modane (Savoie). Ce jour-là, deux sections étaient réunies, soit 52 légionnaires, dans le cadre d’une formation adaptation montagne initiale (FAMI). Plus de la moitié des légionnaires n’avaient appris le ski que depuis une semaine. Une énorme coulée avait balayé 18 soldats.

Les quatre gradés du 2e REG de Saint-Christol (Vaucluse), appartenant à la 27e brigade d’infanterie de montagne (BIM), avaient été entendus lors de l’audience des 10 et 11 octobre derniers pour leur rôle dans cette tragédie. Il leur était reproché un manque de préparation de la sortie, une erreur d’itinéraire et la sous-estimation du danger nivologique. Étayant son jugement la présidente du tribunal a indiqué que le trop grand nombre de militaires rassemblés au même moment dans « cette combe dangereuse » et le manque d’espacement entre les membres de la colonne ont conduit à ce lourd bilan. « La définition de l’itinéraire n’était pas suffisamment complète, la conduite de ces 52 hommes n’était pas assez claire », a précisé la présidente en rendant le délibéré.

Les officiers lourdement sanctionnés

Le capitaine Mathieu L., commandant la compagnie, a été condamné à trois ans de prison avec sursis pour homicides involontaires. Le tribunal a estimé qu’il avait commis une faute, en ne définissant pas clairement l’objectif à atteindre et qu’il n’aurait pas dû réunir deux sections en un groupe aussi nombreux, facteur de déstabilisation du manteau neigeux alors que le risque était marqué. Même sanction pour son adjoint, le capitaine Jean-François R. dont la passivité au fil de la mortelle randonnée a retenu l’attention du tribunal.

Enfin les deux sous-officiers qui encadraient la formation, les adjudants Ioan Marcel P. et Vladimir S. écopent d’une peine de deux ans de prison avec sursis. Le premier, même s’il n’a pas été jugé responsable des circonstances l’ayant amené à prendre la tête de la colonne ce 18 janvier 2016, n’a pas pris la mesure du danger de la combe vers laquelle il a cru bon de guider la troupe, a estimé le tribunal. Quant au second, ayant pris part la veille à une reconnaissance avec le capitaine Mathieu L, il lui a été aussi reproché un manque de définition de l’itinéraire. Les militaires devront également payer des amendes de 2 000 à 3 000 euros, mais le tribunal leur a accordé une dispense d’inscription de la condamnation au casier judiciaire.

Ces peines sont conformes aux réquisitions du parquet lors de l’audience en octobre. Le procureur avait alors estimé que, par leurs décisions et leur méconnaissance des lieux le jour du drame, les gradés « avaient eu tout faux ». Les quatre hommes ont un délai de dix jours pour faire appel.

 Haut de page

Restez informés

Informations pratiques

  • Plan de la ville
    Plan de la ville
  • Valfréjus
    Valfréjus
  • Urgence et pratique
    Urgence et pratique
  • Annuaires
    Annuaires
  • Transports
    Transports
  • Location de salles / matériel
    Location de salles / matériel
  • Marchés
    Marchés
  • Nouveaux Modanais
    Nouveaux Modanais
  • Acces à la webcam - JPEG - 242.5 ko